« Dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs burundais, le Gouvernement a déjà engagé des réflexions relatives à la promotion du travail décent ».
Cela a été dit par le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale lors du lancement des travaux de l’atelier de validation de l’étude d’actualisation du SMIG au Burundi organisé par le Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale, via le Secrétariat Exécutif Permanent et avec le financement du Projet MERANKABANDI en dates du 12 et 13 mai 2026..
D’emblée, Lieutenant Général de Police a fait savoir que le SMIG constitue un instrument essentiel de régulation du marché du travail et de protection sociale des travailleurs. Il vise à garantir un revenu minimum compatible avec un niveau de vie décent, tout en tenant compte des impératifs de compétitivité et d’équilibre économique des entreprises, a-t-il souligné.
Lieutenant Général NIZIGAMA a fait entendre que le SMIG actuellement en vigueur au Burundi date de 1988. Il a souligné que depuis cette période, notre pays a connu de profondes mutations économiques et sociales, marquées notamment par l’évolution du coût de la vie, les pressions inflationnistes, les changements dans la structure du marché du travail ainsi que les nouvelles réalités socio-économiques des ménages.
Il a signalé que face à cette situation, le Gouvernement du Burundi a initié, depuis 2022, un processus de réflexion sur l’actualisation du SMIG à travers la réalisation d’une étude destinée à fournir une base scientifique et technique pour la prise de décision.
Il a ensuite fait savoir que les évolutions économiques rapides observées ces dernières années ont rendu nécessaire la mise à jour de cette étude afin de mieux intégrer les réalités socio-économiques actuelles. C’est dans ce cadre qu’un processus inclusif et participatif associant le Gouvernement, les partenaires sociaux, les experts ainsi que les partenaires au développement a été engagé. A-t-il martelé.
Le Ministre a confirmé à travers ses mots que l’atelier du 12 au 13 mai 2026 revêt une importance particulière. Il constitue une étape déterminante dans le processus d’actualisation du SMIG au Burundi. A-t-il souligné.¨¨
Avant de clore son discours, le Ministre Lieutenant Général NIZIGAMA est revenu sur les objectifs spécifiques de l’atelier. Il s’agit notamment de présenter les résultats de l’étude d’actualisation du SMIG, examiner la méthodologie utilisée, analyser la pertinence des hypothèses et des données retenues, recueillir les observations et contributions des différentes parties prenantes et ainsi analyser le projet d’ordonnance portant fixation du nouveau SMIG.
Autrement dit, parvenir à une compréhension commune des résultats de l’étude et dégager un consensus sur les orientations à retenir en vue de doter notre pays d’un SMIG adapté aux réalités économiques et sociales actuelles. A-t-il martelé le Ministre NIZIGAMA
Ainsi, selon l’autorité, l’actualisation du SMIG va au-delà d’une réforme salariale, elle constitue également un levier important de promotion de la justice sociale, de réduction de la précarité et de consolidation de la cohésion sociale. Elle traduit la volonté du Gouvernement du Burundi de poursuivre les efforts visant à améliorer progressivement les conditions de vie des travailleurs, tout en préservant un environnement favorable à la compétitivité des entreprises et à la création d’emplois.
A cours de ces travaux de deux jours, les participants ont eu l’occasion d’analyser et d’échanger sur le contenu de l’étude.D’une manière hénerale ;les participants ont proposé qu’une note contenant des dispositions transitoires soit rédigé pour accompagner l’étude en guise d’explications aux échelons supérieurs. Le mercredi 13 mai 2026 à 14h20, l’étude sur l’actualisation du SMIG a été validé.